Alone in Barcelone

La notoriété est une affaire difficile à laquelle on n’est jamais préparé. Invitée à un colloque de l’autre côté des Pyrénées une délégation de l’Arbre vengeur a pu en faire l’expérience pendant quelques jours de palabres autour du puissant sujet de l’édition et de la librairie indépendantes.

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C’est le Houat qu’on préfère

Prochaine redécouverte à mettre à l’actif d’Eric Dussert dans sa collection L’Alambic, Louis-Timagène Houat gagnera les tables des libraires les plus curieux en février prochain grâce à la publication de son roman quasi inconnu et retrouvé il y a peu Les Marrons, un cri lancé par cet homme de La Réunion contre les terreurs de l’esclavage dans la lignée du Bug-Jargal de Victor Hugo. C’est le Préfet Maritime que l’on peut retrouver sur son fameux Alamblog qui nous en dira plus, dans une préface fournie, sur le destin exemplaire de ce combattant pour la liberté devenu écrivain au nom de sa juste cause. Alors après ceux glacés de Noël, gardez de l’estomac pour Les Marrons de Houat.

L’auteur qui aimait les arbres

Toujours soucieux de témoigner aux arbres le sentiment de notre dette envers eux, nous sommes heureux d’annoncer à notre catalogue l’arrivée prochaine de l’un des auteurs fantastiques les plus soucieux du trouble charme des forêts : Algernon Blackwood (1869-1951) connut son heure de gloire avec d’admirables récits fantastiques depuis longtemps introuvables sur nos terres. Les saules en pleurent encore. Un épais recueil nommé L’homme que les arbres aimaient tentera au printemps prochain de corriger cette injustice. D’ici là les arbres auront recommencé à se couvrir de feuilles, ce que nous interpréterons comme un bon présage.

La chute sans les néons

Pour saluer l’exhumation de l’un des plus curieux romans de la S.F. française d’après-guerre, La chute dans le néant dû à la plume du mystérieux Marc Wersinger, qui  reparaît le 18 novembre prochain, Les Mots bleus, notre fidèle ami libraire bordelais, exposera durant un mois les dessins inédits de Greg Vezon réalisés pour cette édition. Ce serait dommage de manquer ça.

ça fera « plop »

Entendez-vous, du fond de quelque forêt invisible ce bruit étrange à peine perceptible : plop ? Non ?

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Bon perdant

4966 points n’auront pas été suffisants : à l’issue d’une compétition sans nul doute acharnée qui s’est déroulée loin de leurs regards, l’Arbre vengeur a dû admettre sa défaite à plate couture dans le Prix Lignes d’horizon qui l’opposait, en toute sympathie, aux éditions Le Temps qu’il fait et à La ramonda, cette dernière l’emportant haut la main devant un jury impitoyable qui avait retenu les paysages riants de Quinzinzinzili et les poules rieuses du Manuscrit Hopkins pour représenter notre glorieuse maison à Saujon lors de cette troisième édition qui mit aux prises deux titres du catalogue de chaque éditeur sélectionné. Laminé par de farouches opposants à la « pédophobie » de Régis Messac qui prouve ainsi qu’il a gardé intact son pouvoir de subversion, l’Arbre vengeur a néanmoins félicité le lauréat, venu tout exprès de Paris, devant un parterre passionné et attentif de lecteurs charentais, avant de gagner un restaurant d’où tout le monde sortit vainqueur, sous une pluie battante. Merci aux organisateurs de ce prix unique en son genre pour leur accueil et leur chaleur (et leur Pineau aussi). Vous pourrez retrouver un compte-rendu plus détaillé en vous rendant sur le site d’actua-litté.com qui avait dépêché sur place un grand reporter.

Jean-Louis Bailly en place publique

Alain Girard n’est pas seulement l’excellent libraire que connaissent ceux qui fréquentent Vent d’Ouest, c’est aussi à l’occasion un fin critique et nous n’écrivons pas seulement cela, hypocritement, parce qu’il a signé un beau papier sur le dernier livre de Jean-Louis Bailly Vers la poussière.

Alain Girard n’est pas seulement l’auteur d’une recension de qualité du dernier roman de Jean-Louis Bailly Vers la poussière dans la revue Place publique juste parue, c’est aussi le capitaine de la librairie Vent d’Ouest qui accueillera ce samedi cet auteur, à partir de 16 h, pour une séance de dédicaces. Amis Nantais, Bretons, Français, bravez le temps sinistre, faites un crochet à l’issue des manifestations pour demander des comptes à l’auteur de Vers la poussière qui sera installé au cœur d’une belle librairie : il vous parlera d’un livre auquel nous tenons tout particulièrement, le sien.

Dites oui à Dino

Un an après Choir, Eric Chevillard reviendra en janvier avec le troisième volume de son Autofictif et son nouveau roman Dino Egger, opus ébouriffant d’invention (et d’inventions) auquel nous promettons un accueil enthousiaste (plus de deux mois à attendre, c’est long…).

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Ce n’est pas (du) Graves

Un lecteur attentif et amateur de grand cru a signalé à l’auteur meurtri de Vers la poussière qu’une coquille, et pas de Saint-Jacques, s’était glissée au cœur de ce roman. La sobriété pouvant être invoquée à la décharge de l’auteur, l’ébriété chronique à la charge de son éditeur, on invitera donc le buveur de Sauternes à corriger Sigolas-Rabaud en Sigalas-Rabaud bien sûr. Marris, auteur et éditeurs se sont donc engagés dans un colossal travail de correction de chaque exemplaire en circulation : une terrible façon de payer sa coquille…

Jean-Louis Bailly tentera de désamorcer en direct, comme on dit, la polémique, samedi 6 novembre prochain lors d’une séance de dédicaces à la librairie Vent d’Ouest de Nantes à partir de 16h.