Plop tombe aujourd’hui

Saurez-vous le recevoir, cet étrange météorite venu d’Argentine, ce Plop tombé de nulle part ? Rafael Pinedo est l’auteur d’une œuvre rare, nous ne lirons sans doute pas d’autre livre de lui, raison de plus pour se tourner vers ce roman post-apocalyptique. Les lecteurs, les critiques français entendront-ils sa voix toute d’excès et de folie ? Déjà, sur la toile, deux analyses qui nous font grand plaisir, celle de seuil en seuil, un blog très attentif et exigeant ; celle de notre fidèle Préfet maritime qui en remet une couche aujourd’hui. Pourvu qué ça doure !

Médailles sans revers au Monte-en-l’Air

Le Monte-en-l’Air, librairie parisienne sise 2 rue de la Mare dans le 20e arrondissement de Paris, expose pour une durée indéterminée la belle série d’illustrations de Cécile Noguès pour le recueil de Léon Bloy, Sueur de Sang.
Le vernissage aura lieu jeudi 27 janvier à 18h, nous comptons sur toi Paris!

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Didier Pourquié avec écla

La photo nous montre Didier Pourquié souriant à côté d’une statue, celle d’un écrivain fort heureusement oublié sauf des habitués du Jardin Public, comme un clin d’œil aux ironies de la notoriété. C’est dans le revue de l’écla qui paraît cette semaine que vous pourrez la découvrir, elle agrémente un long article sur l’auteur des Couilles de Dieu qui permet d’en apprendre un peu sur l’auteur bazadais (qu’il nous pardonne l’adjectif, c’était tentant). Vous pourrez en découvrir l’intégralité en cliquant ici. Autre bonne nouvelle, le troisième tirage du roman vient d’arriver, preuve que les divins testicules rencontrent un viril succès qui nous enchante.

Sortie effective

Livres Hebdo, sous la plume d’Alexandre Fillon, a bien souligné le double événement que représente la sortie conjointe de Dino Egger, le nouveau roman irrésistible (et bien moins noir) d’Eric Chevillard et le troisième volume de son Autofictif, devenu désormais un rituel après la période des rois et des galettes. Il n’est d’ailleurs pas interdit d’imaginer que le quatrième volume contiendra une fève sur laquelle on ne souhaitera à personne de se briser une dent. Mais tout cela nous pousse fort loin. Pour l’heure profitons de l’imminence, L’Autofictif père et fils, c’est pour le 20 janvier.

Vengeurland

L’Arbre vengeur est doublement à l’honneur dans le numéro Fiction 2011 du magazine VICE paru ces temps-ci. Deux chroniques – celle de Plop, le troublant roman de Rafael Pinedo à paraître le 27 janvier, mais aussi de La chute dans le néant de Marc Wersinger, qui remporte fièrement le césar de « la meilleure pochette » (celle de Greg Vezon) –, et une sympathique reconnaissance de la part de nos amis à casquette, amateurs de textiles bigarrés et de planches à roulettes… Sans oublier l’évocation de Sphex, en exergue d’une nouvelle de Bruce Bégout qui aurait pu figurer dans le précieux recueil.

L’autofictif approche

Le troisième tome de L’Autofictif paraît le 20 janvier et déjà la presse, ne pouvant patienter, annonce l’événement. En témoigne le bref article de Daniel Morvan paru aujourd’hui dans Ouest France Dimanche qui rend justice à deux des héroïnes de la saison 3 (et nous gageons des vingt prochaines saisons), Agathe et Suzie, bien connues des fidèles de l’œuvre intime d’Eric Chevillard. Faut-il rappeler que pour beaucoup de Nantais, l’auteur, désormais dijonnais, est bien de chez eux ?

Paradoxe enthousiasmant

La nouvelle année franchie, d’aucuns souhaiteraient que tout reparte de zéro : oubliés les livres de 2010, place aux nouveautés de 2011 qui s’apprêtent à déferler sur les tables de libraires qui n’auront pas le temps de se remettre des fêtes agitées. Cette loi de la péremption connaît heureusement quelques exceptions et nous gageons, avec un rien de naïveté, que certains de nos livres y échapperont. Vers la poussière sera-t-il de ceux-là ? La presse continue régulièrement de la saluer, certains libraires de le découvrir même s’ils pointent que l’humour noir perturbe toujours les lecteurs soucieux d’avaler du sirop plutôt que de l’acide. Ouest France, le plus grand quotidien régional, salue ainsi dans son édition d’aujourd’hui un « roman aussi enthousiasmant que paradoxal », un petit livre qu’on « dévore allégrement ». On ne saurait mieux dire. Pour ceux donc que ces périodes d’agape n’auraient pas écœurés de nourritures allègres, il reste à se précipiter vers son libraire (avant les terribles retours !) pour mettre la main sur la géniale poussière de Jean-Louis Bailly.

Tous nos vœux de feuilles et de vengeances

aux lecteurs de l’arbre vengeur,

à ceux qui le deviendront,

à ceux qui oublient qu’ils l’ont été,

à ceux qui ne le seront jamais,

à nos auteurs, vivants précieux, défunts dont nous fleurissons les tombes,

à nos familles qui supportent ce terrible vice et ces envahissants cartons.

Oui, tous nos vœux, quand même.