Engueulez le monde

Mais pas Le Monde, et son supplément littéraire, qui découvrent l’Arbre vengeur grâce à Pierre Assouline qui a lu et aimé les Lettres d’engueulade de Jean-Luc Coudray et ne se prive pas d’encourager les lecteurs à s’y précipiter, ce qui lui vaudra une lettre de remerciement de l’auteur.

Jean-Luc Coudray s’explique enfin !

Ce qu’il faut faire désormais pour accompagner la sortie d’un livre… Peu familier des plateaux télé où il ferait pourtant fureur, Jean-Luc Coudray a accepté que l’on plante chez lui une caméra pour le saisir en plein service de presse et ouvert son jardinet pour être interrogé sur ses motivations : pourquoi engueuler la terre entière, lui aurait-on demandé si on avait pensé à emmener un micro pour la prise de son. Serviable, généreux, patient, concentré, résolu, accommodant, bref plein de ces qualités que l’on voudrait à tous les écrivains, il s’est prêté au bis repetita, cette fois devant un mur noir, répondant donc à la fameuse interrogation : qu’est-ce qui vous pousse à écrire des Lettres d’engueulade ? Vous aurez la réponse à cette question cruciale en regardant l’auteur sur la vidéo qui suit. Il en profite d’ailleurs pour lire une de ses lettres.

 

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92 fois Georges Kolebka

Georges Kolebka est un auteur discret qui compte pourtant des lecteurs acharnés. Ses petits livres font notre joie depuis de longues années et son apparition dans la merveilleuse collection animée par Paul Fournel chez Ramsay puis Seghers. Il rejoint notre catalogue au printemps prochain avec un nouveau vade-mecum de drôlerie et de brièveté qui combattra toutes les migraines et les déprimes les plus sévères : 92 comprimés sera illustré de dessins de François Ayroles.

Jean-Luc Coudray à la maison

Jean-Luc Coudray est un homme civilisé qui répugne à laisser parler sa colère, du moins quand une manifestation d’imbécilité lui saute au visage. Mais rentré chez lui, il laisse libre cours à sa faconde logique et pourfend de lettres vengeresses tous ces crétins dont l’arrogance, le mépris, la suffisance, le ridicule ont de quoi stupéfier. Soixante-deux lettres d’engueulades bien senties, brochées sous couverture rouge avec des illustrations d’Alban Caumont, viendront s’immiscer lors des prochaines fêtes au milieu des cadeaux fades et idiots dont on accable les sapins (sortie le 16 novembre). Un guide littéraire bienvenu que l’auteur dédicace à tours de bras et sans mauvaise volonté pour libraires et journalistes, deux professions dont on sait que, Dieu merci, sont exclus les imbéciles, c’est une chance.

L’éditeur qui aimait les arbres qui aimaient les hommes

Heureusement il reste Bifrost, la fameuse revue des imaginaires qui a le soin de se pencher sur nos livres passés à la trappe par la majestueuse critique littéraire peu encline à se frotter aux arbres qu’elle contribue pourtant à massacrer à coups d’articles insipides dont on se servira pour allumer le feu. Elle consacre ainsi un bel article (beau parce qu’élogieux ? ben oui…) à notre réédition d’un oublié de la littérature fantastique, Algernon Blackwood. Vous pourrez lire cette chronique ici.