Rosse et merveilleux

Les heureux acquéreurs de la toute récente anthologie de poésie érotique compilée par Zéno Bianu, Eros émerveillé, dans la collection Poésie de Gallimard auront la surprise, s’ils vont jusqu’au bout du plaisir, de glisser vers un extrait de L’Ondine de Marc Blanchet paru il y a deux ans à l’Arbre vengeur qui découvre ainsi tardivement avoir édité un long poème humide et à queue. On peut féliciter la bonne et amicale conscience de Zéno d’avoir su trouver du lyrisme dans l’eau du bain de la créature marine imaginée par l’auteur.

Dans le bureau du pharmacien

Georges Kolebka n’imaginait pas que l’épreuve du service de presse en fut une. Quoi ! Passer des heures sur le bureau consacré au travail littéraire à signer des bristols que l’on pare d’une petite dédicace originale, du nanan ! Que nenni, ce furent deux heures actives, encouragées par de la caféine, deux heures terribles à faire souffrir un poignet pour trouver ces quelques mots qui sauveront peut-être le recueil d’un oubli immédiat. 92 Comprimés sortira le 14 mars. Avec ou sans bristol.

Stéphane & Galopin dans Quinzinzinzili

La revue de l’univers messacquien, Quinzinzinzili, qui commence à jouer un certain rôle dans l’étude de la littérature dite « populaire » par la richesse de ses centres d’intérêt, met à l’honneur des auteurs vengeurs dans son numéro 16 de l’hiver 2012 : un épais dossier consacré à Marc Stéphane, « un ennemi du peuple & des lois », et une belle (et rare) recension du Bacille d’Arnould Galopin réédité par nos soins en 2011. Editée par la Société des Amis de Régis Messac, on pourra se procurer cette passionnante revue en appelant le 09 54 13 87 88. Quinzinzinzili !

Diffusion de l’engueulade

Une bonne engueulade est une engueulade qu’on entend loin, et si possible longtemps. L’écho est une preuve de son efficacité. Nous voulons ainsi espérer que l’intervention d’Eric Naulleau sur les ondes de R.T.L. sera entendue au-delà du Luxembourg et de ses vertes plaines. Il a bien ri à la prose revancharde de Jean-Luc Coudray et fait profiter à ses auditeurs du talent de celui-ci en citant une de ses fameuses Lettres d’engueulade. Vous pourrez réécouter son intervention en vous rendant sur la page de l’auteur et c’est aussi en images.

Au G.P.I.

Le Grand Prix de l’Imaginaire récompense chaque année depuis plusieurs décennies auteurs, collections, éditeurs, dessinateurs de ce vaste domaine hétéroclite qu’est l’imaginaire : s’y croisent les tenants de la S.F., les fous de fantastique, les amateurs d’étrangeté, que ce soit pour les adultes ou pour les jeunes. Douze prix y sont décernés dont vous pourrez trouver la liste sur le site qui lui est consacré. Parmi eux un notable Prix de la meilleure nouvelle francophone dans la sélection duquel nous avons la joie de découvrir Christophe Langlois pour son recueil Boire la tasse. Bien entouré le jeune auteur aura fort à espérer pour gagner le trophée qui sera décerné lors du prochain Festival Étonnants Voyageurs de Saint-Malo.

Bifrost, be cool

Si Boire la tasse n’a pas eu les honneurs de la haute presse parisienne qui à force de boire l’eau croupie du marigot bien connu finira bien par boire le bouillon (non, non, ce n’est pas de la rancœur…), ce recueil est néanmoins régulièrement salué par les amateurs de ces mauvais genres qui n’ont plus de complexes et le font savoir.

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La grande vie de Lavant

En naviguant sur la toile, nous avons eu la joie de découvrir que Denis Lavant poursuit ses lectures de La Grande vie de Jean-Pierre Martinet. Ce sera les 9, 10 et 11 février prochains au Théâtre du Rond-Point à 18h30. L’éditeur ne désespère pas un jour d’être invité ou de recevoir la moindre information à ce propos. Mais il est vrai que la grande vie parisienne s’accommode mal de la petite édition provinciale (cependant en cherchant bien sur le site on trouve mention de l’éditeur, il faut juste s’armer de patience). Longue vie donc à ce spectacle qui met à l’honneur un des textes les plus furieux de l’auteur de Jérôme.