Lavant scène de Martinet

Le Préfet Maritime, pour l’heure en voyage sur quelque vaisseau sanguin mais pas cinglant, nous l’a confirmé : c’est Denis Lavant qui obtient cette année le Grand Prix de l’Humour Noir dans la catégorie Spectacle pour sa mise en scène et son interprétation de La Grande Vie de Jean-Pierre Martinet, vu récemment au Théâtre du Rond-Point, juste récompense qui nous permet d’oublier les terribles camouflets reçus par l’Arbre vengeur de la part de l’auguste académie de la poilade. Nos félicitations donc à l’ardent acteur qui a trouvé dans ce court texte de quoi faire vibrer les morts.

Quand Georges se fait Marc

Premier article sur les 92 Comprimés de Georges Kolebka, cette critique signée de l’excellente Anne Duprez (qui a honoré les éditeurs d’un vocable de chevaliers qui fait glousser dans les écuries du château) rappelle la volatilité d’un prénom que l’on peut pourtant porter pendant des décennies. Trucolo, non ?

Auteurs heureux, éditeurs ravis

Ce n’est ni un adage, ni une vérité définitive. Néanmoins Georges Kolebka et Christophe Langlois, venus sur le salon du livre de Paris pour proposer aux chalands leurs recueils de nouvelles ornés d’une signature rare et affrontant avec flegme leur rareté, ont pu juger de la joie offerte à leurs éditeurs, ravis de réunir deux couleurs de la brièveté sur une même table.

Court tu m’intéresses

Chaque année l’ECLA (Agence Régionale pour l’Ecrit et l’Audiovisuel en Aquitaine) édite un document, largement diffusé, pour mettre en avant le travail de fonds des éditeurs qu’elle soutient autour d’une thématique. C’est le genre de la nouvelle qui a été retenu cette année, donnant lieu à l’impression d’un dépliant présentant vingt titres issus de huit catalogues. L’Arbre vengeur, qui défend avec ardeur la brièveté en littérature, fait partie des éditeurs choisis et a proposé trois livres qui témoignent de cet attachement au court : 92 Comprimés de Georges Kolebka qui sort pour le Salon, Microbes de Diego Vecchio et L’Autofictif prend un coach d’Eric Chevillard. Si vous ne pouvez récupérer l’affiche qui présente cette sélection et sera découverte à Paris, vous aurez moyen de la télécharger en vous rendant sur le site de l’ECLA.

Un air de catalogue

C’est dans l’urgence d’un salon annoncé que le Service Graphique de l’Arbre Vengeur (S.A.V.) a mis au point le nouveau catalogue des éditions. Celui-ci se dépliera, se déploiera, se glissera, se distribuera. D’un format allongé et agréable, il offre l’arborescence de notre décennie avec au pied du tronc quelques feuilles mortes, sans doute pas pour toujours. Les visiteurs du Salon de Paris pourront l’acquérir sur notre stand. Ceux de l’Escale du livre à Bordeaux le trouveront sur le stand de La Mauvaise réputation qui nous accueille à la fin du mois. Les passants du site le trouveront en pdf sur la page d’accueil.

Salons avant de servir

Comme chaque année, la totalité de l’équipe de l’Arbre vengeur se rendra au Salon du Livre de Paris, pour y présenter son catalogue de façon exhaustive avec force démonstrations, improvisations et autres numéros de haute voltige commerciale.

(lire la suite…)

D.H.L. l’insulaire

D.H. Lawrence s’est imposé comme un romancier sulfureux, et c’est lui faire grand tort que de le limiter à cette place dans la littérature. Prolixe, doué de tous les talents, il fut peintre mais on l’ignore, il fut poète, on le traduit peu. C’est un grand nouvelliste, qui s’en soucie sinon les éditions Le bruit du Temps engagées dans une merveilleuse édition intégrale de ses nouvelles ? Notre modeste contribution se concentrera bientôt sur l’une de ses plus tardives, rédigée quatre ans avant sa mort, L’homme qui aimait les îles, cent pages qui expliquent l’homme, ses idéaux, ses renoncements, son génie littéraire. La traduction, inédite, sera de la plume de notre fidèle Catherine Delavallade. La préface du non moins fidèle et insulaire Thierry Gillybœuf.

Hugo, Dickens, Prudhomme…

Deux grands auteurs et un illustrateurs. La Maison de Victor Hugo propose un nouveau de ses « formats de poche » évoquant la rencontre des deux écrivains considérables sous forme d’une exposition qui a lieu jusqu’au 13 mai. Pour faire écho à ce duo de géants, les commissaires ont eu envie d’éclairer par un regard de dessinateur contemporain la figure du grand Charles. Ils ont choisi les illustrations originales réalisées par David Prudhomme pour l’édition des textes inédits de Dickens à notre enseigne : Le Voyageur sans commerce (traduit par Catherine Delavallade). Vous pourrez donc admirer ses illustrations jamais montrées jusqu’alors en vous rendant 6, Place des Vosges (station Picadilly). Une originale façon de fêter le bicentenaire du génie de Londres.

Bézian illustre Richaud

C’est Frédéric Bézian, connu pour ses bandes dessinées (son dernier en date, le superbe Aller-retour chez Delcourt) qui illustrera l’édition des inédits d’André de Richaud à paraître en mai prochain dans la collection l’Alambic d’Eric Dussert pour l’heure en train de mettre la dernière main à sa préface. Voici donc à quoi ressemblera la couverture ; pour les dessins intérieurs, ce sera la surprise.