Chadourne & associés

Excellente nouvelle pour les trop rares amateurs de Louis Chadourne (et de son frère Marc), Une Association »Les Amis de Chadourne » vient de voir le jour sous l’impulsion de sa petite-fille Lilith Pittman-Chadourne et elle prévoit d’organiser des manifestations comme des marches-lectures, conférences et expositions. La résidence d’été des Chadourne à Cublac, en Corrèze, pourrait devenir une Maison des écrivains-voyageurs. Bref les projets ne manquent pas qui permettront aux Limousins de réentendre parler de ces deux auteurs et notamment de Louis que nous tenons pour une des plus grandes plumes du début du XX° siècle, inexplicablement tenu à l’écart de la reconnaissance. A notre catalogue, l’un de nos plus anciens titres, le recueil Le Conquérant du dernier jour est toujours disponible, et à un prix défiant toute concurrence (5 € 10). Une belle manière d’entrer dans l’œuvre de ce Briviste de haute qualité. Tous nos vœux donc à cette nouvelle association et notre salut sur ses honorables descendants.

Penurias, Miserias & Lamentos

Mathieu Lindon avait beaucoup apprécié le recueil de nouvelles imaginés par Diego Vecchio, Microbes. Fidèle, il s’est penché sur le premier roman traduit en français de Mario Levrero, J’en fais mon affaire, pour lequel Diego Vecchio a imaginé une préface aventureuse et complète qui permet de faire connaissance avec ce grand auteur uruguayen, célébré dans tout le monde hispanophone. Il a manifestement aimé ce « polar lamentable (…) au sens le plus séduisant du terme ». Retrouvez son article de Libération ici.

Traductrice

A défaut de lire nos livres, Sud-Ouest Dimanche s’est intéressé à notre directrice de collection et traductrice Lise Chapuis. Il a fallu la disparition d’Antonio Tabucchi qu’elle a contribué à faire connaître chez nous pour qu’on se tourne vers elle, sans doute un vieux réflexe nécrophile de notre bonne presse régionale. Dommage qu’on ne l’ait pas interrogé sur sa connaissance de la littérature italienne, sur son envie de traduire une autre langue, sur ses découvertes dans sa collection Selva selvaggia, sur Aleksej Meshkov paru en février (Le chien Iodok), sur Mario Levrero paru en mars (J’en fais mon affaire). N’en demandons pas trop et réjouissons-nous que notre amie traductrice et directrice se voit honorée d’un bel article avec photo (couleurs).

Empruntez l’escalier

L’escalier des aveugles est entretenu par Guillaume Contré qui y dépose marche après marche des articles pointus et fouillés qui en remontreraient aisément aux préfaciers les plus avisés. Il a lu avec attention et, particularité rare, une connaissance large de l’œuvre de l’auteur, notre traduction par Lise Chapuis de Dejen todo en mis manos de Mario Levrero, paru chez nous sous le titre J’en fais mon affaire. Nuancé et modérément laudatif, il a perçu notre souci d’ouvrir la porte de l’œuvre de cet auteur complexe qui mériterait un public large. On lui devait déjà une importante critique sur La Novela luminosa à retrouver sur le site Paperblog.  Vous pourrez retrouver la critique de notre nouvel opus de la collection forêt invisible : ici.

Peluches

La contagion des vertigineux Microbes de Diego Vecchio ayant suscité une adhésion sans restriction du corps littéraire, L’Arbre vengeur va s’attaquer aux Ours de l’auteur Argentin exilé à Paris : Osos est un petit roman qu’il ne faut surtout pas glisser dans le lit des enfants, une fable fourrée qu’il faut lire jusqu’au bout pour en déjouer les douceurs et les pièges. La collection Forêt invisible accueillera ce titre en 2013, mais pas dans une version pirate et cartonnée.