Far West tropical

C’est sous ce titre que Sébastien Lapaque(1), auteur, critique littéraire et fameux connaisseur des terres uruguayennes, a salué la sortie du roman de Mario Levrero, J’en fais mon affaire traduit par Lise Chapuis dans la collection de Robert Amutio, forêt invisible. Premier livre traduit d’un auteur salué par tous ses pairs d’Amérique du sud, ce court roman dans lequel « on rit beaucoup » est apprécié dans le Figaro Littéraire comme « une jonglerie insolente avec les codes du roman de durs-à-cuire américain et ceux du roman rural sud-américain ». Nous abondons. Vous pourrez lire l’intégralité de l’article  orné d’une magnifique photo de gare uruguayenne en cliquant ici.

 

(1) par ailleurs préfacier d’une réédition du merveilleux Terre pourpre de W.H. Hudson, déambulation inénarrable dans l’Uruguay du XIX° siècle, en Petite vermillon de La Table Ronde.

Aphoriste

L’aphorisme serait un genre littéraire en perte de vitesse. Et pourtant le bref fait flores, comme twitter le prouve, comme facebook le démontre. Olivier Hervy a choisi d’y consacrer son œuvre, coulant dans des phrases uniques l’expérience du quotidien en apparence le plus insignifiant, certain que ces instantanés souvent agacés (on laisse aux niaiseux en vogue le soin de se répandre en microfictions béates sur le bonheur des petits pois) parlent d’un monde qu’on croit dissoudre d’un geste quand il peut vous poursuivre sans relâche. Agacement mécanique sera le titre de son prochain volume à paraître aux premiers jours de juillet, pour ne pas laisser l’été nous faire croire que tout va pour le mieux…