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Aubervilliers

Léon Bonneff

« Dans la banlieue nord de Paris, il y a une ville terrible et charmante. En elle, confluent les déchets, les résidus, les immondices sans nom que produit la vie d’une capitale. C’est Aubervilliers-la-Poudrette et Aubervilliers-la-Fleurie, la ville aux deux figures, l’antique et la moderne, la chaudière de l’Enfer et la corbeille du Printemps ».

À deux pas des boulevards dits modernes, la révolution industrielle continue ses ravages à l’aube du XXe siècle. On y survit, on y crève dans les effluves d’un capitalisme impitoyable pour des êtres humains trimant à en mourir à deux pas des champs et des vergers.

Pilier de la grande littérature prolétarienne, Aubervilliers, plein d’empathie, de colère et parfois d’humour, restitue la vie de ce faubourg et de ses figures fières et misérables. Cet admirable livre-chronique d’une ville et d’une classe sociale, écrit à hauteur d’homme, nous rappelle que la littérature sait parfois se faire l’écho puissant d’un monde où manquent les mots. Il ouvrira la voie à toute une génération d’écrivains engagés.

« Pas une page qui ne dise cette sordide alchimie par laquelle les débauches d’efforts, les douleurs irisant les muscles, les ruissellements de sueur, les morsures de la chimie sur les viscères, se subliment en quelques pièces de monnaie vite sacrifiées à l’appétit aiguisé par l’effort. »
Didier Daeninckx


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