George Langelaan

George Langelaan, né le 20 janvier 1908 à Paris de parents anglais est un écrivain et journaliste franco-britannique qui fut supposément agent secret du Special Operations Executive pendant la Seconde Guerre mondiale. Il passa la majeure partie de sa vie en France. Parfaitement bilingue, il écrivit la plupart de ses articles, nouvelles et romans en français.
George Langelaan est tout d’abord agent secret au service de la couronne britannique au MI5. Il se fait alors entièrement refaire le visage, pour ne pas être reconnu en ces temps troublés. Oreilles recollées, double menton, George Langelaan, le jeune officier anglais devient Georges Langdon, français pétainiste avec sa petite moustache et sa mèche sur le côté. Recruté par le Special Operations Executive, section française (F), il suit l’entraînement spécial.
Après plusieurs tentatives début août 1941 reportées en raison du mauvais temps, il est parachuté d’un bombardier Whitley, dans la nuit du 6 au 7 septembre 1941, à Tendu (au nord d’Argenton-sur-Creuse), avec cinq autres agents : André Bloch « Georges IX », Benjamin Cowburn «Benoît », Victor Gerson « René », Jean du Puy « Denis », Michael Trotobas « Michel ». Trois personnes constituent le comité de réception : Georges Bégué « Georges I », Max Hymans « Frédéric » et Auguste Chantraine « Octave », le maire de Tendu. Son nom de guerre est « Marcel ». Sa mission consiste à entrer en contact avec la résistance. Il s’arrange pour rencontrer le vieil Édouard Herriot, qui « ne désire pas partir ». Le 6 octobre, tandis qu’il attend de rencontrer l’opérateur radio Georges Bégué dans un restaurant de Châteauroux pour lui donner le message à transmettre sur le bilan de sa mission, il est arrêté par la police française. Il paye ainsi de sa liberté son refus catégorique, pendant son entraînement spécial, d’apprendre à manipuler lui-même les émetteurs radio. Après un séjour à Périgueux, il est conduit au camp de Mauzac, d’où il s’évade, le 16 juillet 1942, avec dix camarades.
À la Libération, il est l’un des premiers soldats britanniques à entrer dans Paris.
George Langelaan s’intéresse au paranormal et aux esprits, écrivant ainsi plusieurs histoires sur les fantômes. Il chassa les fantômes pendant plusieurs décennies sans en trouver la moindre trace. Il abandonna sa chasse après s’être rendu à l’évidence : les fantômes n’existent pas. La double adaptation cinématographique de sa nouvelle La Mouche (The Fly, 1957), est un très grand succès mondial. Dans les années 1960, il participe activement à la revue Planète – et à sa petite sœur Plexus – de Louis Pauwels, apôtre du réalisme fantastique1. Il est également très actif au sein du journal Pilote de 1960 à 1963, transmettant aux enfants ses souvenirs d’agent secret. De juillet 1970 à février 1971, il devient collaborateur de la revue mensuelle Espionnage de Jacques Bergier, pour neuf numéros aux éditions Opta, en compagnie de Pierre Nord et Gabriel Véraldi du groupe XXX de la revue Planète.
Il meurt le 9 février 1972.