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Derrière l’abattoir

Albert-Jean

À la fin de la première guerre, l’État-Major, qui n’a aucun scrupule et se fait un devoir de flatter l’opinion publique conspuant les planqués, décide d’envoyer au front les réformés, les malades, les abimés, ce qui augmentera les effectifs sans rien apporter en termes militaires. Se retrouvent ainsi dans des casernes des éclopés que l’on tente d’éduquer à la vie militaire et au maniement d’armes : on les appelle les « récupérés ». Épileptiques, phtisiques, bossus, rachitiques, ces infirmes se savent condamnés, pour certains à ne même pas apercevoir la ligne de front. Raconté comme un roman, ce témoignage qui met un scène une petite troupe ne nous épargne pas les détails d’un scandale qu’on a eu vite fait d’oublier, mais l’auteur raille sans excès et manifeste une colère d’autant plus forte qu’elle est contenue. Une claque ! Et une autre manière de célébrer le centenaire d’une boucherie que la littérature parvint à saisir et à faire comprendre.

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