Noir Équateur

par José de la Cuadra

  • Traduit de l’espagnol (Équateur) sous la direction de Robert Amutio
  • Préface de Robert Amutio
  • Illustrations de Yoel Jimenez

 

Collection Forêt invisible

 

Le souffle sourd, ample, comme celui d’un grand animal fatigué, des terres chaudes de l’Équateur envahit ce livre peuplé d’êtres abandonnés, de bandits magnifiques, de femmes cruelles, de caïmans princiers, de musiciens errants, et d’idiots philosophes. Deux romans et quelques nouvelles ont permis à José de la Cuadra de marquer de son empreinte la littérature sud-américaine. En racontant son Montuvio natal, ce territoire oublié des dieux, il a signé une des œuvres les plus puissantes du continent, la geste d’un paradis sombre où des mythes brutaux prennent une dimension universelle. Oubliez ce que vous ne savez pas de ce pays inconnu et pénétrez au cœur du Noir Équateur, voyage immobile et terrible que vous n’oublierez jamais.

 

  • EAN 13 : 9-782916-1412-20
  • 240 pages
  • 15  €

 

Feuilleter le livre

Noir ÉquateurNoir ÉquateurNoir ÉquateurNoir ÉquateurNoir ÉquateurNoir ÉquateurNoir Équateur grande_ligne_points

Presse

 

 

 

 

  • Sitarmag – septembre 2008

 

L’auteur (1903 – 1941), avocat et fondateur de l’Université Populaire de Guayaquil, a écrit quelques nouvelles parmi les plus abouties de la littérature latino-américaine et deux romans, Los Monos enloquecidos (inachevé) et Los Sangurimas en 1934. Ce recueil de neuf nouvelles en grande partie inédites est représentatif de l’art de cet écrivain équatorien, adepte d’une littérature réaliste (et même naturaliste) à laquelle se mêlent des éléments mythiques et de légendes. Tous ces récits souvent violents, cruels ou macabres se déroulent dans la région côtière au sud du pays, le Montuvio, peuplé de paysans souvent isolés revendiquant leur appartenance à la «raza huancalvica». Œuvre puissante, «panthéisme à la fois brutal et poétique sur lequel passe un souffle politique», ainsi que l’écrit Robert Amutio, l’un des traducteurs, auteur de la préface et directeur de la collection hispanique. On y rencontre des personnages extraordinaires, bandits magnifiques, femmes cruelles (La Tigra), chercheurs ou voleurs de bétail, musiciens errants et idiots philosophes habitants un paradis sombre où des mythes brutaux prennent une dimension universelle.

José de la Cuadra est considéré comme un précurseur, un initiateur de la littérature sud-américaine, d’univers complexes qui conduiront notamment à Juan Rulfo puis Gabriel Garcia Marquez. Saluons enfin la qualité des ouvrages proposés par ces éditions de l’Arbre Vengeur au catalogue diversifié, aux signatures prestigieuses.

Jacques Chesnel (septembre 2008)