Auto-citations

Pour saluer notre centième livre, Aux abords du fantastique de Didier Barrière, Chronic’art a voulu en savoir plus sur notre vengeance décennale. Nous avons donc répondu aux questions de Bernard Quiriny (l’excellent auteur édité par le Seuil, dont nous recommandons le très récent Monsieur Spleen sur Henri de Régnier) dans la version en ligne du magazine. Vous trouverez nos réponses en vous rendant ici notamment.

Provinces
par Thierry Laget
Atlas des amours fugaces
par Thierry Laget

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LAGET, Thierry
par Thierry LAGET

Thierry Laget est né à Clermont-Ferrand en 1959. Installé à Florence, il en fait le décor de ses livres, Florentiana, Rois d’Avanie ou La Fiancée italienne. Son troisième roman, Iris, chronique d’un village auvergnat, obtient le prix Fénéon en 1992. De retour en France, il se consacre à l’écriture et publie Roman écrit à la main, Supplément aux mensonges d’Hilda ou Madame Deloblat ; des essais autobiographiques (À des dieux inconnus et Bibliothèques de nuit, dans la collection « L’un et l’autre » de Gallimard) ; un portrait de Stendhal en cinquante-trois journées.

Son dernier roman, La Lanterne d’Aristote (Gallimard), est paru en 2012.

Il collabore régulièrement à la revue de littérature Théodore Balmoral.
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Livres édités à l’Arbre vengeur

Atlas des amours fugacesProvinces

La fleur rouge
par Vsevolod Garchine

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GARCHINE, Vsevolod
par Vsevolod GARCHINE

Vsevolod Garchine est né en 1855 en Ukraine. Divorcée, sa mère l’emmène en 1863 à Saint-Pétersbourg, où il fréquente le lycée de 1864 à 1874. Inscrit à l’École des Mines, il ne deviendra jamais ingénieur. Quoique pacifiste il se porte volontaire durant la guerre russo-turque de 1877 pendant laquelle il est blessé, ce qui le marquera durablement et ébranlera son psychisme. Ses expériences militaires lui fournissent la base de ses premiers textes, dont Quatre jours, monologue intérieur d’un soldat laissé pour mort sur le champ de bataille face à la dépouille du Turc qu’il vient de tuer.

Il entre aux Chemins de fer, ne parvenant pas à vivre de sa plume, et épouse une femme médecin, Nadejda Mikhaïlovna. Le succès rencontré dès ses premières publications ne le mettent pas à l’abri des premiers accès de folie qui le tourmenteront tout au long de sa brève existence. Le 31 mars 1888, à 33 ans, en état de profonde dépression, il se suicide en sautant dans l’escalier de l’immeuble pétersbourgeois dont il occupait le cinquième étage. Il meurt de ses blessures le 5 avril.

Il est enterré à la Passerelle des écrivains du cimetière Volkovo de Saint-Pétersbourg.

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Livres édités à l’Arbre vengeur

La fleur rouge

Le cadavre
par Jean-François Elslander

 

Collection L’Arbre à clous

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ELSLANDER, Jean-François
par Jean-François ELSLANDER

S’il compte parmi les minores des Lettres belges du XIXe siècle, Jean-François Elslander n’en a pas moins laissé derrière lui une oeuvre qui frappe par sa violence extrême et l’outrance langagière nécessaire à son expression.

Né à Bruxelles en 1865, cet instituteur que l’on surnommait le « lycanthrope du naturalisme » fait son entrée en littérature en 1890, avec la parution de Rage charnelle à l’enseigne du fameux Kistemaeckers. Ce premier roman, où les pires déviances de la psychopathia sexualis sont illustrées, depuis l’inceste jusqu’à la nécrophilie, sera saisi par les justices française et belge, mais bénéficiera dans les deux cas d’un non-lieu. Après avoir encore publié de brefs récits chez le même éditeur – et encouru les mêmes aléas judiciaires –, l’anarchiste Elslander s’intéressera d’une part à la pédagogie (on lui doit dans ce domaine plusieurs essais où il défend une école rénovée, appliquant les principes de l’autoéducation rationnelle prônée par Francisco Ferrer) et d’autre part aux Beaux-Arts (il animera longtemps la célèbre galerie fondée à Bruxelles par le Français Georges Giroux, une expérience qui lui inspirera une série d’évocations d’artistes belges, en particulier les « fauves brabançons », dans ses Figures et Souvenirs d’une Belle-Époque, paru en 1944).

Même s’il continue de publier sporadiquement des romans plus mesurés et moins macabres que ceux commis en sa jeunesse (Le Musée de Monsieur Dieulafait, 1908 ; Parrain, 1910), Elslander se tiendra loin des cercles littéraires à partir des années 1910 et ce jusqu’à la fin de sa vie. Il s’éteint à Ostende en août 1948, sans laisser de descendance.
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Livres édités à l’Arbre vengeur

Le cadavre

Dans l’attente d’Un cadavre

Voilà un livre qui aura longtemps attendu que quelqu’un veuille bien l’extirper de la tombe où il semblait prêt à croupir pour l’éternité. Déterré enfin par Frédéric Saenen qui préside aux destinées de la toute jeune collection L’arbre à clous, Le Cadavre de Jean-François Elslander va donc pouvoir montrer sa face blême à nos contemporains qui seront plongés durant quelques cent pages dans l’ambiance funeste d’une maison occupée par un habitant aussi mort qu’indésirable. Exhumation prévue mi-juin…

Retour à Dax

C’est plus lourd de quelques kilos de bronze (une œuvre d’art signée Aitor de Mendizabal) que Jean-Pierre Ohl est revenu de son récent périple dacquois. L’auteur de Redrum est en effet le lauréat du dernier Prix des Rencontres à lire de la fameuse ville thermale landaise qui récompense un auteur édité en Aquitaine. Remis par le précédent lauréat, Pierre Cendors édité par nos amis de Finitude, le prix a ainsi salué un enfant du pays, Jean-Pierre Ohl ayant vu le jour à Dax dont il a rappelé, en remerciant le jury, à quel point, dans sa tendre enfance, il avait pu être marqué par la splendeur. C’est la deuxième fois qu’un auteur de l’Arbre vengeur est salué par cette récompense : en 2011, Jean-Louis Bailly l’avait emporté avec son roman Vers la poussière.