Les CDD de Didier Pourquié au 91

Les CDD : c’est de ces initiales que nous désignons souvent le roman de Didier Pourquié, Les Couilles de Dieu, manière peut-être d’éviter de répéter à tort et à travers ce titre qui effarouche encore dans nos campagnes et sur nos parvis. Le 91 : c’est par ce chiffre que les libraires de chez Mollat désigne la salle de conférence située dans la rue Porte-Dijeaux en accès direct. La réunion des deux s’explique aisément par la programmation d’une conférence de Didier Pourquié chez Mollat le mardi 9 novembre à 18 h. Il y évoquera sans tabou son dernier roman qui connaît le succès que l’on sait, et devant un parterre que nous espérons nombreux. Qu’on se le dise !

Marc Petit dans le blanc des yeux

Marc Petit viendra au printemps augmenter sa bibliographie au sein du catalogue de l’Arbre vengeur puisque sera réédité en pleine montée de sève des arbres de nos forêts ce que nous tenons pour l’une de ses œuvres maîtresses, Le Nain géant, augmenté d’une préface inédite et illustré par Vincent Vanoli déjà complice de l’auteur dans Le premier violon de Guarnerius et La nuit du sorcier.

L’actualité de ce grand auteur devenu très rare depuis quelques années sera très bientôt dans un autre de ses domaines de prédilection : le Musée du Quai Branly présentera en effet du 9 novembre au 9 janvier une grande exposition sur sa collection, unique au monde, de masques primitifs du Népal, auquel il consacra d’ailleurs il y a quelques années une monographie définitive. Dans le blanc des yeux est le titre de cette exposition que nous invitons fortement les amateurs de masques – l’une des thématiques obsédantes de l’œuvre de l’écrivain – à visiter.

Microbes actifs

Diego Vecchio a retrouvé Paris, qu’il connaît bien, après un long séjour en Argentine. Les lecteurs de ses Microbes, son premier recueil de nouvelles traduit en français, pourront faire sa connaissance en bilingue le vendredi 19 novembre prochain de 19 à 21h à la librairie Salon del Libro 21, rue des Fossés Saint-Jacques dans le V° arrondissement.On a un mois pour faire circuler l’information qui vaut le détour. On pensera à venir couvert car la période du froid aura sans doute commencé.

Saujon à l’horizon

« Je me souviens, nous confie l’un des animateurs de l’Arbre vengeur, de ces vacances adolescentes passées non loin de Saujon au cœur de ces Charentes dites maritimes qui faisaient se rencontrer la sauvagerie des vents du grand large et la force de ceux de la terre couverte de champs » et puis nous l’avons fait taire car le rapport n’est que très vague avec le Prix Lignes d’horizons qui sera décerné le 6 novembre prochain à Saujon par la librairie du même nom.

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Une signature sans la poussière

C’est le 6 novembre, durant l’après-midi, que Jean-Louis Bailly s’installera derrière une table avec, en main, son plus beau stylo plume pour orner d’une signature les exemplaires de Vers la poussière achetés par les fidèles de la librairie Vent d’Ouest à Nantes. L’écrivain ne quittera pas son siège avant d’avoir épuisé toutes ses cartouches : que les chasseurs d’autographes se le disent ! Et le répètent aux amateurs de Littérature qui, eux, devraient apprécier le talent de l’auteur.

Simone & Jean

Quel dommage que la sortie du magnifique Harengs frits au sang dans la collection L’Alambic ait donné lieu à si peu d’échos : trop « écrit » sans doute, trop surprenant ? Eric Dussert, le prestigieux directeur de la collection, aura sans doute l’occasion de l’évoquer le 15 novembre prochain à 21 h dans l’émission de Pierre Louis Basse sur Europe 1 consacrée à Simone Weil, grande amie et correspondante de Jean Duperray dont les éditions Mille et une nuits éditeront un choix de lettres. Arriver à Duperray par l’intermédiaire de la grande philosophe serait une belle porte d’entrée.

Wersinger, troisième vie

Le mystère reste entier. Qui est Marc Wersinger ? Quand naquit-il ? Et où ? En l’absence de réponses à ces questions et après des recherches infructueuses, nous rééditerons prochainement le seul livre connu de lui à ce jour sans notice biographique ni préface, petite entorse à une règle éditoriale. La chute dans le néant est une des plus étonnantes incursions dans le domaine romanesque très visité de l’exploration du monde microbien par un humain. Débutant sur le ton du roman fantastique classique, il s’éloigne peu à peu des rives fréquentées pour nous conduire à un final étourdissant d’invention et de poésie. Cette édition sera richement illustrée de dessins originaux de Greg Vezon. Parution jeudi 18 novembre prochain.

Blason du Mans, Vanité du Maine

« Vers la poussière (Ed. L’arbre vengeur), ou comment évoquer la mort par des chemins inattendus. Écrivain singulier, le Nantais séduit diablement avec ce roman étonnant. Un précis de décomposition construit avec la puissance d’une vanité. »

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Blasphème !

Didier Pourquié a bien vendangé sur les terres de François Mauriac où il était reçu samedi pour une conférence animée par Joël Raffier.

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Vers la poussière : du gaufré de qualité

C’est aujourd’hui que les libraires ont eu la chance de pouvoir exposer à leurs chalands le nouveau roman de Jean-Louis Bailly, Vers la poussière. Saluons leur curiosité, leur sens de l’à-propos, leur ambition concernant cet habile ouvrage qui parvient à combler en même temps l’amateur d’humour noir et le lecteur mélomane, sans oublier le passionné de style. Beaucoup de squelettes blanchis s’empilent dans le catalogue de l’Arbre vengeur, aucun n’a cet allant, cette alacrité et cette vivacité. Taisons notre enthousiasme pour inviter le curieux à passer un doigt délicat sur le gaufrage de sa couverture et gageons qu’il sera conquis par cette confiserie littéraire imaginée pour les palais les plus délicats : ceux de la découverte.

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