La poussière puis les thermes

On espère que Jean-Louis Bailly apprécie les voyages en train. Car il va accomplir un périple assez long pour gagner la ville de Dax au cœur des Landes afin d’y être honoré, non pas en tant que voyageur, même s’il n’est jamais sans risque de quitter la Loire Atlantique, mais en tant qu’écrivain et auteur du fameux Vers la poussière. On  a demandé de ne pas dire avant l’heure qu’il est le lauréat des deuxièmes Rencontres à Lire, nous saurons donc attendre demain, jour de son apothéose landaise, pour le féliciter comme il se doit.

Boire la tasse à l’heure d’été

Le nom de Christophe Langlois ne dit rien pour l’heure aux familiers de l’Arbre vengeur, non plus qu’aux habitués des librairies. Nous formulons pourtant le vœu qu’il éveillera dans quelques mois des soupirs d’aise ou d’admiration à ceux qui auront eu la chance de découvrir son premier recueil de nouvelles intitulé Boire la tasse à paraître le 24 août prochain. Oui, c’est loin. Pour faire patienter et parce que l’auteur ne manque pas d’énergie, il a imaginé de prolonger (ou plutôt de précéder) son travail d’écriture par un blog qui se nomme, on l’aura deviné : boire la tasse. Hitler en Laguna, L’envers des corps, La parole est à la poussière, autant de titres qui devraient nous inciter à plonger et à déguster jusqu’à plus soif ce thé acide et noir.

Où trouver des produits bio ?

Où acheter le tabac moins cher en Europe ? Astuces pour pâtes à crêpes sans grumeaux ? Du cinéma gratuit à Paris ? Qu’est-ce que le forking ? A toutes ces questions Estelle Mariotte répond sur le site 101.fr, communautés d’experts. Où on trouvera aussi quelques questions à Eric Chevillard, depuis peu coaché par une fée intéressée à sa réussite, et les réponses de l’écrivain qui, oui, c’est net, fait de véritables efforts pour rester postmoderne. Merci Mme la Fée, et le bonjour à M. La Fée.

Pas trop près, pas de contre-plongée

Il fallait bien que ça arrive…

L’insect-tv a frappé.

L’an prochain on emportera un peigne.

Le chêne vengeur de Liège

La librairie Pax, célèbre magasin wallon depuis 1927 dont il nous a été donné de rencontrer les forces vives lors du dernier Salon du livre de Paris, a tenu sa promesse de mettre en avant, pour l’imminente Fête européenne du Livre, le fonds vengeur de l’Arbre. Résultat, cette superbe vitrine qui fait remuer d’aise nos branches émues. Un grand merci à Nicolas Javaux, notre ardent défenseur à Liège, en terres belges.

Premier Prix

Le Chancelier Paumier l’a annoncé, c’est donc officiel : Jean-Louis Bailly est le lauréat 2011 du Prix de Loire-Atlantique décerné par l’Académie de Bretagne et des Pays de la Loire pour son roman Vers la poussière. L’auteur a un mois pour préparer le discours qu’il prononcera lors de la séance solennelle de remise des prix le jeudi 19 mai à 18 heures (venez nombreux !) à l’Hôtel du département de Loire-Atlantique, durant laquelle seront aussi décernés le Prix de poésie et Prix de Loire-Atlantique pour le documentaire. Ému, le nouveau lauréat aurait déclaré qu’il s’agit là de son premier prix si l’on veut bien excepter les nombreux que reçut cet excellent élève durant sa scolarité. Nos félicitations sincères à notre ami, avec l’espoir que nous pourrons lire un jour son discours de circonstance, peut-être un lipogramme, en attendant de le voir coiffer, qui sait, le bicorne d’académicien breton voire le chapeau rond.

Pris au vol

Attrapé au vol par de jeunes journalistes volants, l’Arbre vengeur enraciné sur son stand apparaît dans cet étonnant panorama du dernier Salon du Livre de Paris. Six minutes et quelques de visite par la bande d’une manifestation vue par l’œil d’un IN-SECT.tv. Ça nous change des journaux télévisés.

Des Marrons pas marrants

Mais justement. Ce livre est horrible, édifiant, scandaleux, il est pourtant indispensable de s’en souvenir et de le sauver de l’oubli. Déterminant dans la lutte contre l’esclavagisme qui sévissait toujours au milieu du XIX° siècle, Les Marrons nous rappellent la violence ignoble déployée par les propriétaires d’êtres humains lorsqu’il s’agissait de punir les récalcitrants. Il n’est pas certain que notre monde ait depuis renoncé aux horreurs. Ce livre de Houat, le premier écrit à La Réunion, mériterait en tout cas d’être lu dans les écoles. A la saison des marrons tiens par exemple. Et c’est le nouveau livre de la collection L’Alambic d’Eric Dussert. A découvrir à son sujet l’article élogieux de Mohammed Aïssaoui dans le Figaro Littéraire, un critique littéraire qui peut prétendre connaître ce sujet, comme en a témoigné son superbe livre, L’Affaire de l’esclave Furcy paru chez Gallimard.

Alain Gnaedig en page 18

Rue Pérignon (s’agit-il du fameux Dom ?), dans le VII° arrondissement, se trouve la librairie Page 18. Ceux qui s’y rendront le samedi 30 avril prochain auront la joie d’y croiser, un verre de champagne à la main, à moins qu’il ne s’agisse plutôt d’un stylo ou de quelque autre arme dont il ait l’usage, Alain Gnaedig dédicaçant son tout nouveau roman L’Homme armé. Ils pourront aussi, le gobelet rempli d’un breuvage fortifiant, écouter l’auteur évoquer l’écriture d’un roman historique. Ils pourront enfin avoir la bonne idée d’acquérir cet excellent livre (c’est facile, il est près de la caisse).

Qu’on se le dise, et jusqu’au-delà les frontières du VII° !

Penser sans cesse à Die Dichte

Les représentations de Die Dichte, une performance mise en scène par Denis Cointe sur un texte de Marie NDiaye, ont rencontré un beau succès au TnBA pendant l’Escale du Livre. L’Arbre vengeur, qui a édité le texte sous le titre Y penser sans cesse qui vient de sortir en librairie, a pu en juger puisqu’une table animée par les forces vives de la maison d’édition attendait les spectateurs à l’entrée et à la sortie du théâtre et permettait de constater à chaud l’effet que cette heure intense rythmée par les images fantomatiques du S-Bahn berlinois et la musique de Sébastien Capazza et Frédérick Cazaux a pu produire sur eux. Pour ceux qui auraient hésité, Die Dichte sera présenté à quelques occasions qu’il ne faudra pas manquer, après quoi il sera définitivement trop tard : Théâtre du Rond-Point le 28 avril, Boulazac le 3 mai, Dax le 4, Saintes le 5, Nérac le 6, Pessac le 19, et Villeneuve-sur-Lot le 20. Restera ensuite le texte de Marie NDiaye destiné à durer, avec les photos de Denis Cointe, pour découvrir l’éclat des Stolpersteine.