Microbes

Une petite louche d’humilité de temps à autre ne fait pas de mal. Ainsi celle mijotée par les animateurs de l’émission Microfictions sur France Inter qui, par la bouche de Sébastien Lapaque, dont on connaît l’érudition éclairée, a proposé aux auditeurs attentifs la lecture de Touchante histoire de la jeune femme qui pleurait, un des tout premiers recueil édité par L’arbre en ses vertes années et réédité à l’automne dernier. L’animateur de l’émission, qui n’a sans doute pas le temps de flâner en librairie sans quoi le nom de Paul-Jean Toulet ne lui serait pas totalement étranger, insiste sur l’aspect microscopique de L’Arbre vengeur. Par les temps qui courent, il n’est jamais trop prudent de se méfier des microbes, surtout dans l’édition, car ils ont la vie dure mais la mémoire longue. Et ça fait plaisir de temps à autre d’écouter France Inter, ça nous rappelle l’enfance et l’ennui d’antan.

Un Galopin d’essai

Un article, il y en aura donc un, sur Le Bacille de l’immense Galopin redécouvert par un chercheur associé à L’Arbre, un article signé Serge Perraud à qui on se doute qu’il ne faut pas en conter, un article que vous pourrez découvrir sur l’excellent site LeLittéraire.com.

Un monde sans pierres

Éric Chevillard est infatigable, l’été ne l’inquiète pas, les terribles chaleurs de la Bourgogne le laissent indifférent. Se moquerait-il de tout à l’exception de la littérature ? On pourra en juger une nouvelle fois sur le site de Vents contraires, la revue collaborative en ligne du Théâtre du Rond-Point où l’auteur de L’Autofictif tiendra désormais une rubrique mensuelle dont, dès aujourd’hui, vous pourrez déguster une première salve adressée au monde minéral dont on ne dit pas assez comme il nous gâche la vie. L’arc d’Éric Chevillard a tellement de cordes qu’on dirait une harpe, un instrument difficile à déplacer, mais céleste. De qui se moque-t-on ?