Allitération en M

Août reste encore le mois des amours, des amours caniculaires. C’est aussi celui des premiers émois romanesques autrement nommés « rentrée littéraire » au milieu de laquelle tentent d’exister des primo-romanciers lâchés parmi les grands fauves, les grosses écuries, le troupeau de ces auteurs qui n’osent se compter tant ils sont nombreux.
Amour, chaleur, littérature, il n’en fallait pas plus pour nous encourager à participer cette année encore au grand raout en proposant le premier roman d’un presque jeune homme, Raphaël Rupert, dont Anatomie de l’amant de ma femme, ce titre allitératif en m, signale un beau talent et un joli culot puisqu’il y est question avant tout de littérature… et aussi de sexe (sinon d’amour), ce qui revient un peu au même si l’on veut résumer. Ce sera donc dans l’août finissant que tentera de s’élever, parmi les piles, ce roman qui a excité nos ardeurs.