7,50 €


L’autofictif en vie sous les décombres

Journal 2012-2013

Éric Chevillard

« En fait, c’est assez simple, il y a les écrivains qui se complaisent dans le réel, qui fourrent leurs phrases dedans, qui en rajoutent une couche ; et les écrivains qui prennent le réel dans les rets tranchants de leurs phrases afin de le retailler à leur guise.

Les premiers sont inutiles, possiblement nocifs (cette dose de réel encore pourrait être celle de trop) et ils ont la préférence des critiques de la presse (les journalistes aiment le réel tel qu’il est comme le boutiquier les rossignols de son fonds de commerce) et de la majorité des lecteurs qui souvent ne conçoivent que ce qu’ils perçoivent…

… mais les seconds ourdissent dans leur coin une terrible vengeance. »

 

Parmi ceux-ci, au milieu des ruines, vous avez choisi le plus vivant, sa vengeance quotidienne est une bénédiction.


PRESSE
PRESSE