Tristan Bernard s’est inspiré pour ce roman de faits réels qui lui avaient été racontés en détail par un magistrat. Il a eu l’idée, très novatrice en 1912, de créer à partir de ces anecdotes un personnage inattendu et farfelu de détective féminin, Mathilde Gourgeot, “coiffé d’un chapeau à brides, vêtu d’une pèlerine de soie noire un peu surannée, gantée de mitaines, et tenant à la main un en-tout-cas marron”. Femme de policier, elle s’empare des affaires qu’elle mène à sa façon déroutante, prenant des raccourcis, des initiatives risquées pour résoudre une complexe affaire de meurtres et d’enlèvement dans le milieu des apaches parisiens. Et comme nous sommes dans une comédie policière, il est bien entendu question d’un jeune amoureux, d’une dame kidnappée et d’aventures cocasses…


