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Le Maître de Ballantrae

Robert Louis Stevenson

  • > Traduit de l'anglais par Geneviève Maljean
  • > Préface de François Angelier
  • > Illustrations de Donatien Mary

En 1745, l’Écosse se déchire entre les partisans du prince Charles, déchu du trône d’Angleterre, et ceux du roi George, qui lui a succédé. Dans la famille des Durie, nobles provinciaux, on s’affronte aussi : le fils aîné, James, s’engage aux côtés du rebelle, qui sera battu au milieu d’Écossais humiliés, quand son cadet Henry se voit obligé d’administrer le domaine. Disgracié et ayant perdu son rang, le libertin batailleur en rend injustement responsable son frère aussi vertueux qu’orgueilleux. Une implacable lutte fratricide va s’engager qui semble mettre en présence les figures du Bien et du Mal, entraînant le lecteur dans une course haletante, entre vengeance et impossible rédemption, poursuites et incroyables résurrections.

Avec un art et une maîtrise absolus, Stevenson dévoile dans ce roman souvent considéré comme son plus noir chef-d’œuvre, toute la complexité et l’ambiguïté de personnages consumés par une haine fraternelle.

C’est un roman qui les atours et offrent les joies d’un roman d’aventures façon XVIIIème alors qu’il s’agit bien plutôt d’un drame psychologique intense confrontant deux frères devenus d’irréductibles ennemis parce que l’un d’entre eux se croit floué de ses prérogatives. Plus terrible des textes de Stevenson, cette confrontation du Bien et du Mal incarnés dans des figures complexes et séduisantes oppose une vertu triste et impuissante à une folie impitoyable et séduisante, comme si Hyde l’emportait enfin sur Jekyll, ou presque… Immergé dans une Écosse âpre ou sur des mers démontées, le lecteur se trouve confronté à une angoisse mortelle qui va le poursuivre tout au long de chapitres narrés avec une fausse candeur par le témoin stupéfait d’un affrontement hors du commun. Un sommet inégalé !