On espère que la disparition de Cardon (Jacques-Armand de son prénom) ne passera pas trop inaperçue car c’était un des plus talentueux dessinateurs de ces dernières décennies. On se réjouissait notamment années après années de découvrir son trait unique dans les pages du Canard enchaîné.
Grâce à François Salvaing que nous avons édité à deux reprises, nous avons pu bénéficier de l’un de ses dessins pour illustrer une couverture, chance que nous avions bien mesurée. Le bonhomme n’était pas commode, nous pûmes en juger, mais quelle joie de recevoir, plié en quatre, une de ses œuvres et d’en orner un de nos arbres.
On conseillera son livre incroyable, Cathédrale, paru chez nos amis et voisins des Requins marteaux.
Et aussi le roman singulier qui porte donc sa trace, Flots.