Au salon

Beaucoup de personnes nous ont demandé (pas loin de trois, voire quatre) si elles auraient la joie de nous apercevoir, de nous rendre visite, de nous acheter même des livres lors de l’imminent Festival du livre de Paris.
Notre réponse a été simple et triste : nous ferons bien salon ce week-end mais chez nous, entourés de nos bibliothèques, sans personne avec qui échanger sinon les voisins qui occupent principalement leurs loisirs à regarder des séries sur des écrans, ce qui rend les conversations assez brèves. Le prix exorbitant des stands qui a rebuté la plupart des régions dans l’incapacité de débourser des sommes fantaisistes pour aider leurs éditeurs n’encouragera sans doute pas la variété des accents qui faisaient naguère le charme de cette manifestation.
On le regrette, cela nous faisait sortir de la contemplation de notre fleuve, nous permettait de renouer avec des fidèles ou des connaissances, de croiser des camarades (avec le fameux jeu du “qui c’est qu’est le plus à la peine en ce moment ?”), de vendre aussi des ouvrages de notre fonds qui pouvaient ainsi voyager vers la capiteuse capitale.
Bref, nous ferons salon à domicile et en pantoufles, ce qui pourrait inciter les uns, les unes et les autres à venir faire un tour sur notre site en imaginant que nous sommes derrière une table.
Ah Paris, tu nous manques déjà…