Quand nous avons proposé à Didier Decoin de rééditer l’incroyable roman pugilistique écrit par son père lorsqu’il était jeune, lui qui se fera connaître comme réalisateur après avoir été un grand sportif, le fils devenu écrivain (fort connu et reconnu) nous encouragea avec ferveur et générosité, trouvant que c’était une jolie manière de prolonger son propre livre Henri ou Henry (Stock), hommage nuancé et touchant à son infatigable paternel. On lui demanda une préface, cela allait de soi… Elle ne vint jamais, pour tout un tas de raisons (et nous attendîmes jusqu’à la dernière minute). Cela n’empêcha pas le livre de paraitre il y a cinq ans, et la riche postface de Thomas Bauer se transforma en préface. Une pensée donc aujourd’hui pour ce fils fidèle qui a quitté le ring.