Carapaces

Bourvil prétendait que c’est important d’entretenir sa façade (dans sa fameuse chanson “La rumba du pinceau”) ; de notre côté nous sommes d’avis qu’il est primordial de préserver son fonds, c’est bon pour le teint en plus. C’est pourquoi, la maison ne reculant devant aucun sacrifice, nous entretenons notre petite collection de poche l’arbuste véhément qui nous permet notamment de garder au catalogue des titres auxquels nous tenons et qu’on n’y trouve plus. En septembre, nous reprendrons ainsi deux titres phares qui ont éclairé notre parcours, Sueur de sang du furieux et désobligeant Léon Bloy qui y raconte “sa” guerre de 1870 (et dans le genre incendiaire on est rarement allé aussi loin), et Les Tortues du trop méconnu auteur mauricien Loys Masson, roman de (mal de) mer fabuleux, melvilien, troublant à l’excès. Deux livres à carapaces comme nous les aimons et les publions contre vents et marais.
Les têtes des auteurs, elles, ne changent pas.