S’il n’y avait le Cercle des lecteurs de Roger Judrin, on se battrait encore fort peu pour le nom de ce grand écrivain notoirement méconnu au grand dam de ses défenseurs, incrédules devant la mémoire branlante des gens de Lettres qui respectent surtout le tapage, attitude fort peu prisée par cet auteur disparu en 2000, et qui a laissé derrière lui une œuvre abondante et de moins en moins disponible. Remédiant à un oubli pour le moins étrange, L’Arbre vengeur rééditera ainsi avant l’été le premier roman de l’auteur de Boussoles (réédité en Petite Vermillon), un coup de maître apparu chez Minuit en 1955 : Dépouille d’un serpent. Préfacé par Alfred Eibel, ce court texte autobiographique, publié dans la quarantaine et signant avec éclat l’irruption sur la scène littéraire d’un écrivain qui plaçait le style au cœur de son œuvre, mériterait de gagner quelques nouveaux et hardis lecteurs. La librairie L’Atelier à Paris accueillera le mercredi 25 janvier à 20h des amateurs de Roger Judrin, comité de happy few qui sera ravi de s’ouvrir.
La fameuse librairie Critic de Rennes, très active puisqu’elle a aussi une maison d’édition du même nom, est aussi présente sur le web et en images, comme l’illustre cet extrait où sur le blog-notes Critic, Thomas Geha (en personne) vante les mérites de l’étrange Plop de Rafael Pinedo (et en passant ceux de L’Arbre vengeur). Merci à lui ! On peut le voir et l’entendre ici.
Georges Kolebka a plus d’un tour dans sa boîte et plus d’un comprimé dans sa trousse. Nous en avons dénombré 92, de quoi créer un petit phénomène d’addiction parfaitement légal et totalement jovial. Pour fêter le printemps l’Arbre vengeur mettra donc en vente libre le nouveau recueil de l’auteur de Confettis, en encourageant sa diffusion par tous les moyens. Rendez-vous le 16 mars puis au Salon du Livre de Paris pour goûter la marchandise et faire passer à son voisin.
La vie en rose, ce n’est pas le sous-titre du quatrième volume de l’Autofictif qui paraît mi-janvier, mais la couleur qui s’affiche en couverture de cet épisode trahit évidemment le propos optimiste de ce nouveau journal où il apparaît que l’auteur Du Hérisson a mangé du tigre. Eric Chevillard partage néanmoins volontiers les meilleurs morceaux avec ceux de ses lecteurs qui prolongent rituellement dans leur bibliothèque le plaisir de le découvrir chaque matin sur internet. Car l’Autofictif persiste à devenir, année après année, un livre, du plus bel effet sur les étagères où le rose délicat du prochain volume contrastera avec les trois noirs précédents. En photo l’auteur en train de faire son service de presse.
viendra à grands pas au 91 de la rue Porte Dijeaux dans la salle de conférence de la librairie Mollat pour évoquer son Nain réinventé au printemps dernier pour le plus grand bonheur des amateurs de littérature fantaisiste et inspirée. Ce sera à 18h le vendredi 9 décembre et il sera animé, modéré, interrogé par Chantal Detcherry que nous sommes ravis de revoir.








