Des libraires vivants,

c’est rassurant. En voici un qui a consacré une petite table à nos livres colorés qui, on le rappelle, sont idéaux pour manifester en faveur du printemps. C’est au Divan, librairie du XV° fidèle entre les fidèles.

Junkpage’s spirit

Le magazine gratuit Junkpage succède donc au défunt Spirit. Dans son premier numéro, on découvre une interview des éditeurs de l’Arbre à l’occasion du numéro 100 du catalogue. On n’y apprendra rien de neuf, sinon qu’il est possible désormais de répondre à une question par mail en citant le lien d’un article sur le net. Du progrès…

Le club des neurasthéniques
par René Dalize

 

Collection l’Alambic

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DALIZE, René
par René DALIZE

René Dalize, né chevalier René Dupuy des Islettes en 1879, est l’aîné et le plus proche ami d’Apollinaire, qui lui a dédié Calligrammes. Officier de marine, mais « marin facétieux », descendant du poète créole Dupuy des Islets (amant de Joséphine et introducteur du menuet aux Antilles), il initia à l’opium une partie notable de l’intelligentsia.Il est l’un des fondateurs avec André Salmon des Soirées de Paris, la revue qui mit Apollinaire sur la voie de la reconnaissance.

Co-auteur avec ce dernier de trois romans historiques (La Rome des Borgia, La Fin de Babylone et Les Trois don Juan), on lui doit Le Zanzi des coeurs, pièce (posthume) écrite avec Paul-Jean Toulet. Il publie dans les pages de Paris-Midi en 1912 sous le pseudonyme de Franquevaux un roman qui fit l’unanimité chez ses contemporains, Le Club des neurasthéniques. Il était resté inédit en volume, contrairement à sa Ballade du pauvre Macchabé mal enterré initialement publiée sous le nom de Caporal Baron de Franquevaux dans un journal de tranchées, Les Imberbes, puis à la Belle Edition (1919), et rééditée il y a peu (Abstème & Bobance, 2010).

Incorporé en 1914, il meurt en mai 1917. Mal enterré, sa sépulture a disparu.

 

grande_ligne_pointsLivres édités à l’Arbre vengeur

 

Le club des neurasthéniques

Mathusalem sur un fil

Auteur qui compte déjà trois livres à notre catalogue, c’est dire si nous l’aimons, Jean-Louis Bailly avait jusqu’à présent réussi à couper à l’interview vidéo, nouvelle contrainte que l’on fait subir aux écrivains sommés en quelques minutes de résumer des mois de travail. Deux minutes et quarante-et-une secondes lui auront suffi pour nous raconter son dernier livre qui vient de paraître : Mathusalem sur le fil. Il en faudra beaucoup plus au lecteur pour découvrir cet haletant roman.

Un fauteuil club pour neurasthéniques

René Dalize a  sombré dans l’oubli même si son nom reste associé à Apollinaire dont il fut l’ami et avec qui il imagina trois romans. C’est son nom qui apparaît comme dédicataire des Calligrammes. La Grande Guerre l’a fauché comme tant d’autres. Il a fallu le patient acharnement d’Eric Dussert pour aller coller les morceaux d’un roman jamais édité en volume et nous l’offrir afin d’en faire un beau volume de sa collection L’Alambic. Le Club des Neurasthéniques paraitra enfin en mai prochain, plus d’un siècle après sa rédaction. Une nouvelle qui aurait de quoi atténuer notre tristesse chronique.

La Maison du soulagement mental

Il ne s’agit pas du nom de code de notre entreprise éditorial mais du prochain livre de la collection selva selvaggia animée par Lise Chapuis. Son auteur, Francesco Permunian, a été comparé à Gombrowicz et à Schulz, deux Polonais que cet Italien a dû, comme nous, boire à belles gorgées. La Casa del Sollievo Mentale sera publié en français courant 2014.

Les canapés du salon

Le salon du livre de Paris, édition 2013, s’est achevé et aucun auteur roumain ne semble être passé sur le stand aquitain qui abritait sympathiquement l’Arbre vengeur. En revanche les auteurs vengeurs n’ont pas hésité à se déplacer pour venir à la rencontre d’un duo souvent confiné dans son Sud-Ouest natal, de belles occasions de discuter entre deux ventes à l’arraché. Jean-Louis Bailly, l’auteur du tout sémillant Mathusalem sur le fil qui vient de paraître, Olivier Hervy, l’auteur d’Agacement mécanique et Eric Dussert, le directeur de la collection L’Alambic ont accepté de poser tous les trois pour une postérité qui leur vaudra peut-être d’émerger d’une forêt cachée.

Une bonne engueulade à l’italienne

Jean-Luc Coudray avait déjà vu traduit son Professeur Bouc en italien. Ce sont désormais ses Lettres d’engueulade, son gros succès dans notre catalogue, que nos amis transalpins pourront découvrir. Amoindri de six lettres peu compréhensibles, nous a-t-on dit chez eux, ce recueil fera la joie de ce peuple si peu porté pourtant à l’excès et l’emportement.

Olivier Hervy à l’antenne

C’est assez rare pour être souligné : une des jeunes pousses de L’Arbre vengeur, Olivier Hervy, viendra très bientôt dérouler ses Agacements mécaniques sur les ondes d’Europe 1, radio qu’on n’imaginait pas si sensible à l’art de l’aphorisme tel que le pratique l’auteur dont les misanthropes cultivés s’arrachent le dernier opus à la couverture argentée. Ce sera lundi 17 vers 22h15, heure idéale pour entendre dire, en si peu de mots, du mal de son prochain qu’on aime tant.