Juan Rodolfo Wilcock

Juan Rodolfo Wilcock (1919-1978) né à Buenos Aires, écrivain et traducteur argentin, retrouva la langue de sa mère, italienne, pour écrire ses œuvres les plus importantes. D’abord poète en espagnol, proche de Jorge Luis Borges, Silvina Ocampo, et Adolfo Bioy Casares qu’il évoquera comme une constellation ou comme la « Trinité », et dont la rencontre lui permit de s’élever de ce qu’il appelle une « existence grise », il fuit le péronisme pour gagner Londres avant de s’installer à Rome où il enseigne la littérature et le français. Lié au groupe de Moravia, Morante, Flaiano et Calasso, il gagne une singulière aura avec Le Stéréoscope des solitaires, La synagogue des iconoclastes, Le Chaos et Le Temple étrusque tous quatre traduits chez Gallimard.

Le livre des monstres (l libro dei mostri) paru en 1978, peu après la mort de l’auteur, était resté inédit jusqu’à ce jour.